La Disparition

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J’ai appréhendé cette nouvelle rencontre – qui je savais me transporterait dans des lieux encore jamais visités
Je l’ai vu me guetter – me sourire et me contenter
Ce sentiment d’être dévalisée, kidnappée très souvent, et emprisonnée dans mes propres pensées – l’enchaînement parfois grotesque me ramenant à cette vérité – qui m’échappait bien souvent

Un attachement qui se joue à la vitesse et la puissance des notes de Vivaldi – Le rythme des Quatre Saisons
Un tragédie comparable à l’histoire de Roméo et Juliette ou plutôt – une folle complicité à la Bonnie and Clyde

Foutaise ! Sortez moi de ce Rêve – de ce sentiment de Crédulité
Vous m’avez laissé être emportée dans ce courant si doux et sucré que j’ai tout dévoré – Je me suis  retrouvée face à ce destin où j’ai mangé avec tant d’avidité
Plus même la place d’absorber l’air pur – Plus même une miette à donner aux pigeons
Un véritable gavage et putain – Quel Carnage !
Je n’ai plus la Foi
Je me suis p’têt bien perdue à viser l’opulence – Cette plénitude tant appréciée mais alors quel régal
Je suis devenue à nouveau sèche et rapide comme une flèche – et pour cause, mon cœur s’est vidé – mon estomac à la conquête d’une nouvelle nourriture à sa convenance
Madame la Marquise – Soyez conquise !

J’entends toujours ces anciennes mélodies venir nous trouver et nous rappeler l’origine de cette rencontre – Ces endroits subtilement choisis, remplis de passages – Nous retrouvons ainsi ces vieilles mémoires où l’on avançait ensemble
Je me sentais telle une gazelle sautant à l’intérieur de ces multiples portes intemporelles et spatiales – une démarche fluide et agréable
Ce que je ne percevais, sous cette fantasmagorie- c’est qu’il choisissait de rester dans cette autre réalité
Je me retrouvais assise à cette table, seule – fixant cette silhouette devenue invisible qui avait profité  de cette excursion pour mettre la poudre d’escampette – me laissant sujette à mes rêveries
Un véritable tour de passe-passe se reproduisait à chaque rencontre – Incroyable Magicien que tu es me disais-je !
Cette musique entraînante me procurait ce sentiment amusé lorsque je le sentais réapparaître – Ces signes toujours évoquant et son parfum, Ah ce parfum infini et éphémère !
Comment expliquer alors dans cette tourmente de l’imprévu qu’il puisse être possible de se lasser ?
Les journées étaient figées et sous le signe de l’attente – cette dernière neutralisante
Moi qui souhaitais prendre part à la course de ce magnifique Carrousel et entrer dans ce Cirque Virtuel
Je suis restée toute la nuit à regarder ces personnes déchaînées – sans broncher
Frustrée par ces couleurs et ces sonorités  si pleines de Vie– elles m’appelaient
Et de mon côté, je sombrais dans cette cage si petite que je devenais une véritable contorsionniste – au beau milieu d’un immense Zoo remplis d’animaux sauvages
Il était le seul à connaître le code – il le gardait précieusement, dans une boîte à musique fredonnant l’air de La Vie en Rose
Petite Sotte ! – ce code tout griffonné a terminé en minuscules morceaux, dans sa machine à laver
Ainsi que ton cœur dans cette cage – [au passage]
Je réalisais la souplesse de mes mouvements et constatais l’élasticité de mes membres – Je comprenais enfin que seule, je pouvais sortir de cet enfermement
J’allais devenir à ce jour, la meilleure fugitive – en pleine infiltration d’idées révolutionnaires
Je me sortais tant bien que mal de cet accoutrement et apparaissait sous une nouvelle forme – un masque sur le visage
Je réalisais sur ce chemin d’évasion que mon Rêve d’Amour disparaissait progressivement de mes pores – me proposant un sentiment de légèreté, de liberté – Etre
La construction de ma Réalité reprenait un rythme différent – Mes visions se transformaient pour m’offrir un futur encore non entrevu jusque-là
Tout avait néanmoins existé en Moi – Chaque étape avait pris place au moment choisi : Les Retrouvailles, La Réunion, La Séparation, La Disparition, La Conclusion
J’avais ce sentiment profond d’avoir vécu une Vie entière à ses côtés – visualisant mes cheveux  Poivre et Sels – mon corps reflétant l’image de cette traversée
Une part de mon Être connaissait la réponse – Il vivrait en moi – Mais ce Rêve de Création ne pouvait néanmoins continuer à m’accompagner
Je laissais s’envoler – toujours dans la Hauteur – ces morceaux de papiers où était inscrit le passage de cet Homme plein de Magie et d’échappatoires.
Disparu – Tout là haut – à perte de vue
Un Oiseau

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